Jean-Jacques Guillet

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Rencontre avec Kofi Annan

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Conseil de Sécurité des Nations Unies

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Lettre de Guy Moquet à sa famille

Châteaubriant, le 22 octobre 1941

Ma petite maman chérie, Mon tout petit frère adoré, Mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c'est d'être très courageuse.

Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! j'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour.

À toi, petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup, qu'il étudie, qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous.

Je vais mourir avec Tintin, Michels3. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy. Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

Interventions de Jean-Jacques GUILLET au Conseil Général

21 Octobre 2005 ; Intervention en séance sur le Très haut débit

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Adhésion de la Turquie?

La décision du Conseil des Ministres de l’Union Européenne d’ouvrir des négociations d’adhésion avec la Turquie n’est décidément pas faite pour rassurer les Français sur le bon fonctionnement de l’Europe. Qu’on le regrette ou non, une majorité d’entre eux s’est prononcée contre la Constitution européenne le 29 Mai. Dans ce vote, le rejet de l’entrée de la Turquie et la mauvaise digestion du récent élargissement entraient pour une bonne part. Aujourd’hui, ils peuvent se demander à quoi servait qu’on leur demande leur avis. De même est-il paradoxal que le Président de la République et le Premier Ministre invoquent le 21 avril et le 29 mai pour justifier leur action présente, qui va dans le bon sens en ce qui concerne l’emploi et qu’ils n’en tiennent aucun compte quand il s’agit des élargissements futurs. L’UMP, elle, a pris, avec Nicolas SARKOZY, une position claire. Il serait souhaitable que le principal parti de la majorité soit mieux entendu. Ici, comme dans de nombreux domaines, la rupture avec de vieilles pratiques s’impose.