Une réforme voulue par les Français
Par Jean-Jacques GUILLET mardi 13 novembre 2007 :: Actualités
Les régimes spéciaux coûtent aujourd'hui 5 Milliards d'euros par an à la collectivité nationale. Sont-ils justifiés? Oui s'ils s'adaptent aux réalités nouvelles. On ne fait pas le même métier en 2007 à la SNCF qu'en 1907 et, bien heureusement, la durée de vie est plus longue. On ne rentre plus à la RATP à quinze ans mais, au moins, à vingt ans. De même, la chaleur et la pollution des vieilles usines à gaz ont disparu depuis plus de trente ans.
Ces régimes spéciaux ne peuvent donc perdurer que s'ils sont réformés. C'est l'intérêt même de leurs bénéficiaires qui ne sont victimes d'aucune discrimination en étant soumis à quarante ans de cotisations et au départ en retraite à 60 ans.
L'intérêt national comme le bon sens justifient une réforme que les syndicats eux-mêmes estiment inévitable, voire souhaitable. Alors à quoi rime cette nouvelle prise en otage des Français, en particulier des Franciliens?
Le Premier Ministre a clairement annoncé que le gouvernement ne cèderait en rien sur les principes fondamentaux de la réforme et que, dans le respect de ceux-ci, la porte restait ouverte à une négociation sur les modalités. Il a raison et l'opinion l'approuve massivement. Les syndicats risquent au bout du compte de faire les frais de leur crispation archaïque.
