Cela fait plusieurs années que j’appelle de mes vœux une révision constitutionnelle qui renforce le Parlement. Depuis 2000, et l’adoption du quinquennat, elle était indispensable. Les travaux du Comité Balladur se sont appuyé sur l’expérience d’hommes et de femmes éminents, comme Pierre Mazeaud, ancien Président du Conseil Constitutionnel, juristes comme Olivier Duhamel, parlementaires en exercice comme Jack Lang. La réforme aurait dû faire consensus, même si certains de ses aspects peuvent être critiqués (l’élection des députés Français de l’étranger par exemple) et si elle rigidifie certains mécanismes, là où il faudrait de la souplesse. Mais quelques arbres ne peuvent cacher le forêt. La réforme est profonde et elle est bonne.
Nicolas Sarkozy, malgré un risque réel, n’a pas hésité à aller jusqu’au Congrès, où la majorité des 3/5ème n’était pas acquise. Il faut saluer cette volonté, qui permet de transformer nos institutions et d’inscrire la France dans le mouvement.
Quel dommage de voir l’opposition de gauche et du Modem enfermée dans son conservatisme alors qu’elle prêche le progrès à longueur de discours.
1 voix de plus que la majorité qualifiée, c’est peu, disent les grincheux. Cela a suffit en son temps à établir la République. Cette journée du 21 Juillet 2008 sera, elle aussi, historique.
Consulter le scrutin public