Jean-Jacques Guillet

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67 pôles de compétitivité

Il y a une France immobile, qui peine à se réformer et, heureusement, il y a une France qui bouge, qui avance, qui crée. En annonçant aujourd’hui la création de 67 pôles de compétitivité, le gouvernement donne à celle-ci des atouts importants, dans une compétition mondiale chaque jour plus intense. Qu’est-ce qu’un pôle de compétitivité ? Une zone d’excellence où est organisée en réseau la collaboration étroite entre chercheurs, université et entreprises. Les aides dont ces zones vont bénéficier permettront de renforcer la recherche et le développement, répondant aux objectifs définis à Lisbonne par l’Union Européenne. Il s’agit ainsi de favoriser l’emploi dans les secteurs économiques à haute valeur ajoutée, de conserver notre avance par rapport aux pays émergents, donc d’assurer le haut niveau de nos exportations. Qui dit aides de l’Etat – aides considérables notons-le – dit évaluation, dont le résultat négatif aboutirait à la perte du label. C’est une nouveauté qu’il convient de saluer. Mais la répartition des pôles sélectionnés obéit aussi à une logique d’aménagement du territoire. L’Ile de France conserve sa place, celle de locomotive de la croissance et de l’innovation, avec 3 pôles de dimension internationale, dont un dans les Hauts-de-Seine. La province n’est cependant pas oubliée. Pour la première fois depuis longtemps, la France reprend l’offensive. Une bonne et grande nouvelle !

Gleneagles

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JO 2012

Soyons fair-play et souhaitons que les jeux olympiques de Londres, en 2012, soient les plus réussis possibles. Mais soyons aussi lucides. L’échec de la candidature de Paris et de l’Île-de-France est un mauvais signal pour notre pays. Les uns pourront se réjouir que les finances publiques se voient ainsi allégées d’un poids considérable. Pour ma part, je pense que l’élan donné par l’organisation des jeux aurait été important pour une France qui doute d’elle-même. Il est vraiment temps de repartir du bon pied.

La leçon de Schröder

Je n’appartiens pas au même camp politique que Gerhard Schröder mais j’éprouve le besoin de lui rendre hommage pour sa décision de revenir devant les électeurs. Il y a certes une part de calcul dans celle-ci : l’opposition CDU/CSU sera-t-elle prête dans les délais, avec le bon candidat à la Chancellerie ? Mais c’est un calcul à haut risque puisque l’opposition gagne, année après année, land après land. La vérité est plus simple et témoigne d’un vrai courage politique. Gerhard Schröder a réalisé des réformes difficiles et impopulaires, en s’attaquant par exemple à l’indemnisation du chômage et au temps de travail, c’est à dire aux rigidités dont souffre l’économie allemande. Il sait que ces réformes nécessaires ne pourront se poursuivre s’il ne dispose pas de la légitimité du suffrage universel dont tout indique qu’elle lui fait défaut. Pourquoi gouverner cahin-caha encore pendant un an, sans réelle marge de manœuvre politique, c’est à dire sans pouvoir poursuivre les réformes engagées et donc agir contre l’intérêt général ? Gerhard Schröder nous donne ainsi une belle leçon de courage politique et de démocratie.