Energie et choix politiques
Par Jean-Jacques GUILLET mardi 22 avril 2008 :: Actualités
La France s’apprête à prendre la présidence de l’Union Européenne et c’est dans ce contexte que Claude Mandil, ancien directeur général de l’Agence Internationale de l’Energie, remet aujourd’hui son rapport au Premier Ministre. La principale caractéristique de ce rapport est qu’il développe la même analyse que celle que j’avais faite en Novembre 2006. Rien de prétentieux, rassurez-vous, dans cette remarque. Seulement l’observation que la situation n’a pas évolué et que les gouvernements se contentent de piétiner.
Je me rendrai à Perm, en Russie, les 28 et 29 avril prochains lors de la conférence interparlementaire sur les relations entre l'Union européenne et la Russie sur le thème: "Au-delà du gaz et du pétrole".
Ce déplacement est organisé à l'invitation de M. Andrei Klimov, président du Sous-Comité pour les relations avec l'Union européenne et vice-président de la Commission des affaires étrangères de la Douma et rentre dans le cadre du rapport que je prépare pour la commission des affaires étrangères sur les relations entre l'Union européenne et la Russie en matière énergétique.
"Impertinences" présentée par Bruno Masure
L’augmentation des tarifs réglementés du gaz, annoncée par le gouvernement, était rendue inévitable en raison de l’évolution à la hausse des prix du pétrole.
La polémique sur cette augmentation est totalement injustifiée. Mais elle conduit à deux réflexions :
Tout le monde, j’en suis certain, soutient la cause des droits de l’homme en Chine. Tout le monde est aux côtés du Dalaï Lama dans son combat pacifique pour l’autonomie du Tibet. Etait-il nécessaire pour autant de gâcher le passage de la flamme olympique à Paris ? Cette manifestation n’aboutira qu’au durcissement du régime chinois certain, sur ce point, de compter sur le soutien de la totalité de sa population. Même les dissidents sont pour la souveraineté chinoise au Tibet ! Souder les Chinois autour d’un idéal nationaliste n’est évidemment pas la solution. Le Gouvernement français est, de son côté, un peu ambigu. Qui dit la position de la France : Monsieur KOUCHNER ou Madame YADE ? Sont-ils d’accord entre eux pour se contredire ? Ces contradictions sont-elles, là encore, la solution dans nos relations avec la Chine ? Certainement pas.
Je ne peux que regretter le débat purement idéologique qui se déroule actuellement au Parlement sur les OGM.
Bien sûr, le projet de loi en discussion est censé garantir les principes de prévention et de précaution. Mais soyons clairs. En cédant aux « faucheurs volontaires » de José BOVE et autres lobbies, on empêche tout développement de la recherche sur les OGM en France, donc toute possibilité de vérifier si les OGM sont vraiment nocifs ! Pendant ce temps, Américains, Brésiliens, Indiens, Sud-Africains, Chinois étendent leurs cultures OGM. Quant à MONSANTO, entreprise vilipendée en France, elle se construit peu à peu, grâce à nous, un monopole mondial pendant que nos industriels semenciers, parmi les meilleurs du monde, sont contraints de poursuivre leurs recherches à l’étranger ! Je ne prendrai pas part au vote d’une loi aussi hypocrite.